Au début du mois de novembre 2004, l’armée américaine a lancé l’opération Phantom Fury (Fureur Fantôme) sur la ville de Falloujah, afin de prendre contrôle de la ville et de capturer Abu Musab Al-Zarqawi. La bataille fait plusieurs milliers de morts irakiens dont un bon nombre de civils, de femmes et d’enfants, mais Al-Zarqawi reste introuvable.

L’armée a largué sur cette ville des armes incendiaires, vraisemblablement des bombes MK-77 qui sont les successeurs du napalm, et du phosphore blanc qui provoque des blessures épouvantables et une mort atroce. Mohammed Tareq Al-Deraji, directeur du Centre d’Etudes des Droits de l’Homme de Falloujah, est venu témoigner devant des députés européens et a apporté des photos de victimes montrant l’utilisation de telles armes de destruction massive. Deux soldats américains ayant participé à cette opération apportent leur témoignage et confirment l’utilisation de telles armes sur des populations civiles de façon non discriminée.

Les Conventions de l’ONU de 1983 ont banni le napalm et le phosphore, et leur utilisation est depuis considérée comme un crime de guerre. Mais le massacre de masse qui a eu lieu à Falloujah n’est pas la seule preuve de violation des droits et conventions internationaux par l’armée américaine, les profanations, violations et destructions de lieu saints et de monuments historiques de l’ancienne Babylone sont décrits par les soldats comme une pratique courante. Après 20 ans d’exercice de ses fonctions, l’ancienne parlementaire britannique Alice Mahon a démissionné et s’est battue pour faire éclater la vérité et arrêter le massacre, mais pour l’instant cela n’a pas eu beaucoup d’effet et en tout cas cela n’a pas empêché la réutilisation de telles armes chimiques sur les populations.

 

 




 
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